| Présentation

Située à deux pas de l’enceinte médiévale, cette magnifique église du XVIIIème siècle est classée Monument Historique depuis 1938 et fait partie de l’itinéraire touristique Route du Baroque Nisso-Ligure mis en place par le Département des Alpes-Maritimes.

A l’intérieur du bâtiment, on peut admirer la sobriété des lignes, ainsi que de nombreux tableaux dont certains remontent au XVème siècle, un magnifique maître-autel incrusté de marbre et une table de Communion en agate et en onyx. 

| Histoire

De style baroque niçois, l’église Saint-Michel fait partie de la prestigieuse Route du Baroque Nisso-Ligure. Bâtie entre 1764 et 1777 sous l’impulsion de Don ROSSETTO, alors curé de La Turbie (il sera d’ailleurs enterré devant le maître-autel, à sa mort en 1803), elle est dédiée à Michel Archange.

A cette époque, La Turbie possédait une petite église romane, située sur l’emplacement du cimetière actuel, dans laquelle il était devenu difficile de pratiquer le culte religieux. En effet, trop éloignée du village fortifié du XIIIème siècle, elle se trouvait dans un état de délabrement tel, qu’elle était pratiquement inutilisable.

A la fin du XVIIIème siècle, la communauté décida de construire une nouvelle église en se servant des pierres du Trophée d’Auguste en ruines. Le chantier débuta l’été 1764 sous la direction du  » capo maestro  » Antoine SPINELLI (architecte religieux et militaire de renom, né à Nice en 1726).

L’histoire de ce bijou d’architecture est résumée par une inscription qui se trouve sur la voûte de la nef à l’intérieur du monument. Elle montre les efforts consentis par les Turbiasques pour élever un lieu de culte digne de ce nom.

| La Route du Baroque

L’église Saint Michel de La Turbie fait partie de la route du Baroque nisso-ligure, fructueux résultat d’un partenariat entre le Département des Alpes-Maritimes et la Province d’Imperia. Elle répond à la volonté de mettre en valeur un passé local intimement lié à la vitalité artistique exprimée de la fin du XVIème au début du XVIIIème siècle. Cette route permet de découvrir 80 des plus beaux monuments, sacrés et civils, d’un patrimoine architectural inestimable, expression triomphante de la foi, de la vigueur et de l’euphorie de la Contre-Réforme. Une signalétique routière a été mise en place pour guider le visiteur tout au long de son parcours.

 

En savoir plus : Route du Baroque Nisso-Ligure

| La Route des Bréa

Grâce à une Vierge en Majesté attribuée à François Bréa, l’église Saint-Michel fait également partie de la Route des Bréa, mise en œuvre par le Département des Alpes-Maritimes, la Région Ligure et le Cercle Bréa dans le cadre d’un projet Interreg. Elle invite à la découverte de l’art religieux dans le Comté de Nice et la Ligurie du Ponant. A partir de la seconde moitié du 15ème siècle, les villes, villages, paroisses, confréries et notables du Comté de Nice rivalisent pour embellir les autels de retables et recouvrent les murs de fresques dédiées à l’histoire d’un Saint ou à la passion du Christ.

Après avoir fait appel à des peintres étrangers, des peintres niçois rassemblés au sein d’un mouvement qu’il convient de nommer « les primitifs niçois » œuvrèrent entre 1420 et 1525 (Antoine, François et Louis Bréa). Parmi ceux-ci, Louis Bréa est le plus célèbre et le plus talentueux. Une quarantaine de ses œuvres sont exposées dans les églises et chapelles qui bordent les routes du sud de l’Europe. Ces œuvres sont reconnues aujourd’hui comme emblématiques du patrimoine artistique européen. Leur mise en valeur et leur présentation permet au Département des Alpes-Maritimes et à la Ligurie du Ponant de répondre à une demande croissante de produits touristiques culturels en favorisant la complémentarité entre littoral méditerranéen et montagne. 

 

En savoir plus : Le Cercle des Bréa

En savoir plus : La Route du Sacré

| Infos Pratiques