| Présentation

La Turbie est historiquement située sur un point de passage stratégique. Les événements du passé ont laissé à La commune des témoignages admirables : au pied du Trophée, le village médiéval aux pittoresques ruelles pavées et aux belles maisons en pierres; hors de l’enceinte, la magnifique église baroque Saint-Michel (XVIIIème), les vestiges romains, les fontaines…

| Histoire de La Turbie

De par sa position dominante à plus de 500 mètres au-dessus de la mer, permettant l’observation de dizaines de kilomètres de côtes, La Turbie, zone frontalière, a toujours été considérée comme un lieu stratégique, et a longtemps servi de place forte.

La Turbie doit son nom au monumental Trophée des Alpes. Vous pouvez en visiter toute l’année les vestiges, le musée et le magnifique parc arboré qui ouvre sur un panorama à couper le souffle. Le monument gigantesque, situé en plein cœur du village, fût édifié il y a 2000 ans par les Romains pour glorifier l’Empereur Auguste, vainqueur des dernières tribus rebelles des Alpes.

Grâce aux victoires d’Auguste, les Romains succèdent aux différentes peuplades qui se sont installées sur le territoire turbiasque depuis 3000 ans. A la chute de l’Empire Romain, les barbares se jettent sur la région et s’acharnent sur le Trophée.

A partir du XIème siècle, le Trophée est transformé en forteresse, entourée par l’enceinte des premières maisons pour former le village médiéval. Place forte du Comté de Nice dès le Moyen Age, le village et ses habitants sont au centre des nombreux conflits qui ont lieu dans la région.

La forteresse de La Turbie est finalement minée par ordre de Louis XIV en 1705, et le Trophée en grande partie détruit. Après une première annexion à la France sous Bonaparte en 1793, la Turbie est définitivement rattachée à la France en 1860.

A la fin du XIXème siècle, les Turbiasques voient arriver les premiers touristes hivernants de la Belle Epoque et plusieurs personnages célèbres séjournent au village. En 1904, puis en 1908, deux des quartiers de La Turbie obtiennent leur indépendance, et les nouvelles villes de Beausoleil et Cap d’Ail sont créées.

Le Trophée, après avoir été classé Monument Historique en 1865, est enfin restauré à partir de 1909. Après deux guerres qui laissent de profondes cicatrices, le village, libéré le 2 septembre 1944, commence à revivre et entreprend de grands changements qui le transforment et lui donnent le charme et l’authenticité qu’on lui reconnaît aujourd’hui.

Tous ces événements ont laissé à La Turbie des témoignages à découvrir absolument : aux pieds du Trophée, le village médiéval aux pittoresques rues pavées et aux belles maisons en pierres, la magnifique église baroque Saint-Michel, la fontaine monumentale, le mur d’enceinte du XIIIème siècle etc.

Et au-delà des remparts, vous pourrez partir en randonnée jusqu’au Mont Justicier, à la découverte de la Carrière Romaine, mais aussi d’autres trésors comme la Chapelle Saint-Roch, la Fontaine Romaine et l’ancienne gare du Chemin de fer à crémaillère.

| Sites & Monuments

| Le Trophée d’Auguste (7/6 av J.-C.)

Ce monument gigantesque, à l’architecture unique, est dédié à l’Empereur romain Auguste. Il célébrait la pacification des tribus rebelles alpines. Successivement fortifié, pillé, miné, sa restauration partielle fût achevée en 1934. Le site offre un panorama époustouflant !

En savoir plus : Trophée d’Auguste

 

| L’église Saint-Michel (1764 – 1777)

L’édifice, consacré à l’archange Michel, est de style baroque niçois. Pour sa construction, la communauté turbiasque puisa dans les pierres du Trophée d’Auguste, miné en 1705. A découvrir : les nombreuses œuvres d’art qui décorent l’intérieur.

En savoir plus : Eglise Saint-Michel

 

| La Place Saint-Jean-Baptiste

Cette jolie place est au cœur de la partie la plus ancienne du village. A découvrir : la Chapelle Saint Jean Baptiste – rénovée en 1864 – qui a abrité la confrérie locale des Pénitents blancs ; le portail Gioffredo, anciennement portail Saint Jean, qui porte le nom de l’historien niçois.

 

| La fontaine Carolo Felicerege (1824)

Construite sous la Restauration Sarde et dédiée au Roi Charles Félix, cette fontaine était alimentée par l’eau de la source du Faïssé, sur la commune de Peille. Très fonctionnelle, elle changea la vie des Turbiasques pour lesquels l’eau était alors une préoccupation majeure.

 

| Le portail de l’Ouest (XIIème – XIVème siècle)

Au Moyen-âge, le Trophée d’Auguste transformé en forteresse et le village formaient un ensemble fortifié qui devint l’une des places fortes du Comté de Provence. Les portails de l’Ouest et de l’Est en protégeaient l’accès.

 

| Le Rondo (XIXème)

Ce belvédère sensationnel sur Monaco était, à la Belle Epoque, une attraction touristique prisée des hivernants venus par la Grande Corniche ou le Chemin de Fer à crémaillère. Le Cours Saint Bernard, actuellement Avenue Albert 1er, était la promenade conduisant au panorama sur la Riviera française et la Principauté de Monaco.

 

| La Gare de Chemin de Fer à Crémaillère (XIXème) – Extérieur du village

La liaison La Turbie-Monaco a été inaugurée le 10 février 1894. Véritable prouesse technologique (400 m de dénivelé !), le funiculaire faisait le trajet de 2.5 kilomètres en 20 minutes. Son exploitation s’acheva en 1932, lors d’un accident au départ de Beausoleil.

 

| La Chapelle Saint-Roch – Extérieur du village

Dédiée au Saint protecteur contre la peste, c’est la dernière chapelle rurale sauvée de la disparition grâce à une restauration en 1940. La tradition rapporte qu’au Moyen-âge, les condamnés se recueillaient en ce lieu la nuit précédant leur exécution capitale sur le pilori du Mont Justicier.

 

| La Carrière Romaine du Mont-Justicier – Extérieur du village

La carrière du Mont Justicier (Monument Historique en 1944)  été exploitée par les Romains au 1er siècle av. J.-C. pour l’extraction du calcaire blanc qui servit à la construction du Trophée d’Auguste et, au cours des siècles, pour d’autres édifices de la région. Artisans et artistes venus d’Italie réalisèrent l’ouvrage, les tâches pénibles furent accomplies par les esclaves et prisonniers.

 

| La Fontaine Romaine – Ier siècle av. J.C. – Extérieur du village

Cette fontaine en arceau fût édifiée au-dessus de la voie romaine Julia Augusta et donna plus tard son nom au chemin de Fontvieille (Fuont-Vieille). Construite en calcaire de La Turbie, elle alimenta jusqu’en 1824, l’unique lavoir de La Turbie.